Penser le sexuel (II)

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Avec la participation de Alexandre AMAND, Sidi ASKOFARE, Paul-Laurent ASSOUN, Aicha BEN MILED Danièle BRUN, Gorana BULAT-MANENTI, Gisèle CHABOUDEZ, Frédéric DE RIVOYRE, Olivier DOUVILLE, Celya HERBIN, Didier LAURU, Lionel LE CORRE, Marie-Pierre MANSUY, Marie PIERRE, Gérard POMMIER, Ursula RENARD HOMMEL, Alain VANIER, Markos ZAFIROPOULOS

Face à l’évolution du sexuel dans les sociétés, la psychanalyse est parfois dite dépassée par ce qu’elle a elle-même contribué à produire. C’est ce qui apparaît lorsqu’on lui prête d’énoncer des normes de sexualité et de sexuation, que ce soit pour le réclamer ou à l’inverse le dénoncer.

Dans les deux cas, cela la ramène à une logique patriarcale dont elle s’est séparée au long de son histoire. La psychanalyse a décrit une logique qui symbolise entièrement selon le phallus la différence entre les sexes, creusant l’absence du « rapport sexuel ». Puis elle l’a traversée, élaborant une logique nouvelle qui n’en participe pas entièrement, et qui concerne un champ très vaste, depuis le féminin jusqu’au discours analytique, depuis la sexuation jusqu’aux sexualités, de la sublimation à la pensée.