Politiques du symptôme

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Avec la participation de François ANSERMET, Sidi ASKOFARE, Paul-Laurent ASSOUN, Kader ATTIA Gisèle CHABOUDEZ, Patrick DE NEUTER, Laurent DELHOMMEAU, Ludovic DESJARDINS, Olivier DOUVILLE, Christian FIERENS, Dina GERMANOS BESSON, Elsa GODART, Christian HOFFMANN, Patrick LANDMAN, Emmanuelle LAURENT, Michel LEVERRIER, Pierre MAGISTRETTI, Patrick SADOUN, Jacques SEDAT, Dominique TOURRES-LANDMAN, Alain VANIER, Markos ZAFIROPOULOS

Depuis toujours le symptôme est politique. Autrefois, toute maladie était perçue comme un dysfonctionnement social, supposant des stratégies collectives pour réintégrer le malade dans son groupe. Avec l’essor du capitalisme, le symptôme a pris la forme moderne de la biopolitique, une gestion des corps permise par l’avancée du discours de la science. La subversion freudienne a saisi le symptôme comme expression d’un désir refoulé et son accomplissement, soit une façon de jouir. Lacan donnera à cette découverte toute sa portée, repérant Marx comme son inventeur. Dès lors, la psychanalyse s’articule aux autres modalités de lien social, donnant au symptôme une dimension politique, sensible à l’évolution des discours.